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Salon professionnel : est-ce que ça vaut le coup d’exposer ?

La meilleure méthode pour rater ton salon : faire le piquet… puis conclure que "les salons sont surfaits" “Les salons sont surfaits.” Traduction : “On a pris un stand, on a attendu, on est rentrés, et on a conclu que le monde était injuste.” Je vais être gentil : ce n’est pas “le salon” qui est surfait. C’est la posture “piquet” qui est surfaite. Dans cet article, je te donne une grille d’arbitrage simple (cibles + objectifs + métriques) et je t’explique pourquoi, si tu restes planté comme un piquet, tu fausses le verdict dès le départ. 1) L’essence d’un salon : les cibles Un salon peut valoir très cher. Mais il peut aussi valoir très gros. Pourquoi ? Parce que pendant 1–3 jours, tu as une densité de gens pertinents au même endroit, au même moment, dans un contexte où être abordé est normal. Et ça, c’est la partie que beaucoup sous-estiment : quand tu n’as ni réseau, ni introductions, ni “petits messages LinkedIn” magiques… le salon devient une fenêtre rare ...
Articles récents

Comment prospecter sur un salon professionnel (sans faire du tourisme commercial)

Il y a deux façons de prospecter sur un salon. La première, c'est la version brochure : tu souris, tu discutes, tu récupères des cartes, tu rentres épuisé... et une semaine plus tard, tu te rends compte que tu n'as rien de vraiment d'actionnable. A la question du marketing et de la direction, tu réponds : " on a eu du monde ". La seconde, c'est la version pipeline : tu déclenches des conversations, tu tries vite, tu obtiens des prochaines étapes claires, tu captures le contexte et tu sors du salon avec des rendez-vous planifiés et des relances structurées. Deux jours debout, oui. Mais deux jours qui produisent du business. Ce guide te donne le plan terrain (avant / pendant / après). Et, au fil de l'article, je te renvoie vers des articles plus précis, parce que "comment prospecter sur un salon" est une question trop large pour être traitée sérieusement en une seule page. 1) Avant le salon La plupart des commerciaux se rate...

Comment rater son salon avant même l’ouverture : la checklist du commercial-touriste

Un salon, ce n’est pas “y aller”. C’est tenir deux jours, garder une grosse énergie et rester en mode chasse même quand ton cerveau te crie d’aller te cacher derrière ton téléphone. Dans cet article, je te donne uniquement du pratico-pratique : ce que tu fais avant et ce que tu appliques pendant . Pas de système, pas de process, pas de post-mortem. Avant le salon Tu peux avoir le plus beau stand du monde, si tu arrives déjà crevé, tu auras du mal à tenir sur la durée et maintenir la grosse énergie nécessaire pour aller chasser. 1) Chaussures Prends des chaussures confortables, déjà portées et qui ne te détruisent pas les pieds. Un salon, c’est beaucoup de station debout, beaucoup de micro-déplacements et la fatigue se cumule vite. 2) Tenue Soigne-toi, oui. Mais adapte-toi au secteur et au niveau de “formalité” du salon. La bonne tenue, c’est celle qui te rend crédible sans te faire jouer un personnage. Et pense à un détail que tout le monde découvre trop tard : parfo...

Quand on te parle d'aller faire un salon (et que tout le monde fait semblant de savoir ce qu'il fait)

Tu es commercial. On vient te voir, très sérieusement, très corporate, avec la phrase magique : “On fait un salon.” Traduction : tu vas passer 2 jours debout à faire semblant d’être enthousiaste pendant que ta boîte crame 20 000 €. La décision ? Elle vient de la direction (marketing/commerciale/générale). Et non : le marketing n’est pas le méchant de cette histoire. Le méchant, c’est le flou. J-4 mois : “On fait un salon.” L'équipe marketing annonce : “On a trouvé LE salon.” Et, honnêtement, c’est souvent vrai. Ils ont fait leur boulot : ils ont analysé, comparé, benchmarké, négocié, réservé le stand, géré la logistique, les visuels, les goodies, les billets, les hôtels. Ils ont porté le projet comme des boss. Toi, commercial, tu réponds : “OK.” Et tu oublies. Pas parce que tu es stupide. Parce que tu as mieux à faire : ton trimestre, tes deals, tes relances, tes clients qui hurlent, ton CRM qui pleure. J-1 mois : “Les gars, commencez à contacter vos prospects.” Un mo...

Si ton message est pourri, range ton stand et casse-toi

J'écris cet article pour me faire des ami.es (ça va bien se passer, détends-toi). Si ton stand annonce : “streamline your business operations with automated flows”, ne t'étonne pas que les prospects : ne s'arrêtent pas n'arrêtent pas de te demander “qu'est-ce que vous faites ?” aient l'impression que tu vendes du bullshit (oui : ça ne veut tellement rien dire qu’ils utiliseront ce mot anglais) Personne ne comprend. Et quand personne ne comprend, personne ne s’arrête. Le problème n’est pas l’anglais. Le problème, c’est que ça ne veut rien dire. C’est une phrase que tu pourrais coller sur 10 000 boîtes différentes et elle serait toujours “vraie”. Donc elle est inutile. Le problème Lis ton message et demande-toi : Pour qui ? Quel métier / quel rôle / quel segment ? Pour quoi ? Quel résultat concret ? Comment je le prouve ? Une preuve, un exemple, une démo, un chiffre, un “avant/après”. Si tu n...

Stand plein, CRM vide : comment mettre le marketing en PLS

Sur un salon, la plupart des commerciaux font un truc absurde. Ils parlent à des prospects toute la journée… puis ils gardent l'information pour eux voire pire, ils perdent l’information. Pas surprenant que tout le monde pense que les salons ça ne servent à rien. C e n’est pas le salon, c ’est le  système de capture . Un prospect peut être parfait.  Si tu ne récupères pas proprement ses infos, le contexte et la prochaine étape, ça ne sert à rien !  Et le pire ?  Ça arrive précisément quand tu es “bon” : quand le stand est plein, quand tu enchaînes, quand tu es en heure de pointe . Comment ne perdre aucune information ? Sur un salon, tu as 3 outils possibles pour garder une trace : carte de visite carnet badgeuse Quoi que j'abonde en faveur du carnet, je recommande d'utiliser les trois méthodes concomitamment. Pourquoi j'accepte quand même les cartes de visite ? Soyons clairs : les cartes de visite ne sont pas LA solution ! Elles servent tout de même de lu...

Le décideur est sur le salon… et tu parles à quelqu'un d'autre

Sur un salon, trop des commerciaux font la même erreur : i ls font un super échange… avec la mauvaise personne.  Le résultat est toujours identique : “Intéressant, recontactez-moi.” Puis silence radio. Le vrai problème : l’accès (pas ton pitch) Ton pitch n’est pas le sujet.  Le sujet, c’est : qui peut décider , et comment tu y accèdes  pendant le salon.  Parce que sur un salon, il se peut que le décideur soit dans les parages… mais tu ne lui parleras jamais si tu ne sais pas créer une passerelle avec ton interlocuteur. Pourquoi tu rates le décideur (même quand il est “là”) Il évite les stands : trop de sollicitations, pas assez de valeur, pas assez de temps Il délègue : il envoie un opérationnel “prendre l’info” Tu te fais piéger : tu confonds “discussion sympa” et “opportunité réelle Donc ton job n’est pas de “convaincre” le premier contact.  Ton job est de le transformer en passerelle . 👉 l’explication du coach La règle d’or : pas de mis...

"On a eu du monde" est la pire métrique pour évaluer un salon (et comment calculer ce que te rapporte)

Tu veux savoir si ton salon a “marché” ?  Oublie les impressions, les “bon feeling”, les sacs de goodies et les cartes de visite.  Un salon, ça se juge en 6 métriques . Pourquoi ? Parce que t rop d'exposants se mentent.  La plupart disent : “On a eu du monde.”  OK. Et combien de RDV ? Combien d’ opportunités ? Combien d’ argent ? Si tu ne peux pas répondre de façon chiffrée, ton salon n’est pas un investissement : c’est une sortie scolaire. 6 KPI à surveiller Coût total du salon Ce que ça mesure : ton investissement réel (pas “au doigt mouillé”) Formule : stand + logistique + hôtel + staff + supports + services + temps Interprétation terrain : si tu sous-estimes ce chiffre, tu compares des pommes avec des poires Volume de leads capturés Ce que ça mesure : nombre de contacts identifiés (nom + email/tel minimum) Formule : total de leads ( profils A, B et C ) Interprétation terrain : le volume ne sert à rien si la qualité est nulle Volume...